Bienvenue chez les clarisses !

Une soeur salueBienvenue à toi pour ce temps de partage de notre vie !

 

Nous sommes une communauté d'une vingtaine de femmes âgées de 40 ans à 92 ans, dont la joie est d'être rassemblées ensemble dans la simplicité et la fraternité.

Chacune a fait l'expérience de la rencontre de Jésus Christ et a voulu le suivre dans une vie de louange et de prière pour les hommes et les femmes de ce temps.

La communauté est heureuse de t'accueillir, seul ou en groupe. Il t'est possible de venir parler avec une soeur, de passer une ou plusieurs journées de retraite, de participer aux temps de prière, à une cérémonie, à une session... Ou simplement entrer pour quelques minutes de silence et de recueillement à la chapelle (toujours ouverte).

 

 

Prière

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Adoration eucharistique :

Moment d'union intime avec Lui qui vise à nous laisser progressivement transformer par Lui et en Lui : nous plonger dans la profondeur du Coeur de Dieu en nous donnant et en l'accueillant en nous.
L’adoration est, pour notre communauté, un rendez-vous journalier avec le Seigneur.

  

 

Gestuer, gestuelle :

Toute ma personne intervient dans la prière: mon cœur, mon intelligence, mon attention, mon corps, mon souffle, tout est orienté vers Dieu. La plus grande intériorité peut parfois s'éclater dans un jeu de geste, d'attitudes, une mise en forme du cœur profond. Il arrive que plusieurs sœurs s'expriment ainsi dans la liturgie en préparant ensemble une expression de la prière qui les habite, ou de la Parole de Dieu qui les a touchées. Nous appelons cela une gestuelle.

 

Officiante : c'est la sœur qui "officie" pendant une semaine, c'est-à-dire qui anime les temps de prière. A la chapelle elle choisit ce qui sera chanté au cours de l'office* ou la Parole de Dieu qui sera lue et méditée. Au réfectoire, elle choisit et lit la prière qui commence et termine les repas.

  

Psautier :

Recueil des 150 psaumes que l’on trouve dans la Bible. Ce sont des prières attribuées au roi David, que le peuple Juif utilise pour sa liturgie depuis des siècles. Jésus a donc beaucoup prié les psaumes et les chrétiens ont poursuivis cette tradition. Le chant des psaumes fait partie de la « liturgie des heures ».

 
 

Silence

Prière :

La prière se déploie dans toutes les dimensions de la vie. A la fois intime et publique, improvisée et codifiée, quotidienne et exceptionnelle, elle accompagne les grands moments de la vie comme les plus humbles tâches.
Elle va du remerciement à la demande, du cri inarticulé au chant liturgique le plus élaboré.

Voici une vidéo présentant cette définition :

vidéo du site croire.com : la prière

 

 Retraite :

Nous avons besoin de nous replonger régulièrement dans ce qui est essentiel : le cœur de notre vie, c’est la suite du Christ Jésus. Prendre du temps pour nous mettre un peu à l’écart, plus en silence et en solitude, de manière à être toute disponibilité à l’écoute de l’Esprit Saint, méditer plus longuement la Parole de Dieu, faire une « relecture » de notre vécu, demander la lumière du Seigneur pour continuer la route, nous baigner le coeur dans son amour … C’est tout cela une journée ou une semaine de retraite !
Dans notre communauté, nous avons deux semaines de retraite chaque année : une semaine personnelle en solitude et une semaine toutes ensemble avec un prédicateur.

 

Versiculaire :

C'est la sœur qui chante en soliste le "verset", courte phrase de méditation après la Parole de Dieu lue à l'office du milieu du jour*.

 

 

 

Etapes de la vie religieuse

fleur

Discerner, discernement :

= choisir sa vie en conscience ! Pour cela, écouter le Seigneur qui murmure au fond de son cœur  et relire le vécu de ses journées ; rendre compte de sa prière et de son vécu par exemple à son accompagnateur (trice)  et à cette lumière, faire ce qui semble le meilleur, avec ce que l’on est, pour servir Dieu et ses frères ; une règle : apprendre à faire les petits choix permet de bien faire les grands choix !!

Un site pour apprendre à discerner dans la vie : http://www.discernement.com/

 

 

EtudeFormation initiale :

 

Étapes avant l'engagement définitif où une femme qui veut devenir religieuse participe à la vie de la communauté pour discerner* avec la communauté, si elle répond bien à son appel. Pendant ce temps qui dure minimum 6 ans, elle reçoit une nourriture spirituelle et intellectuelle pour enraciner sa vocation.

 

 

Formation permanente : 

 Pour une sœur, la formation dure toute la vie !! Avant l’engagement pour toujours, il est question de la formation initiale ; après, on parle de formation permanente. Son but est de nous aider à faire grandir le Christ en nous, de nous fortifier pour devenir plus fraternelle, plus vivante. Cette formation permanente concerne tous les domaines de l’être, par exemple :

- le corps, pour mieux proclamer la parole de Dieu,
- le cœur, pour s’affermir dans la non-violence,
- l’intellect, pour mieux comprendre les écrits de nos fondateurs.

 

Les étapes de la vie religieuse : 

Blandine lors de son stage en 2005

 

Stage :
Temps de découverte de notre vie. Les jeunes femmes recherchant le lieu de leur réponse au Seigneur peuvent venir passer un temps en communauté. Le premier stage est généralement court (2 à 7 jours) et la jeune est logée à l'hôtellerie*. Ensuite, si son appel se confirme pour notre communauté, elle reviendra faire d'autres stages plus longs afin de découvrir dans la durée notre vie. La sœur formatrice est en charge de la jeune et lui propose au moment opportun de loger en communauté.

 

Entrée :
Jour où une jeune femme décide de venir nous rejoindre dans notre vie religieuse et où nous nous réjouissons de l'accueillir pour vivre ensemble l'appel à suivre la voie tracée par sainte Claire et toutes les soeurs qui nous ont transmises notre forme de vie.

 

Blandine postulante 2006 

 

Postulat :
première étape de la formation d'une religieuse, avant le noviciat*. Elle est appelée postulante et ne porte pas encore d'habit religieux. Il peut durer de un à deux ans.

 

 

 

 

Cérémonie de vêture

 

Vêture ou prise d'habit :
étape où une postulante* est "revêtue" de notre habit religieux, signe de son désir de revêtir le Christ et de lui appartenir. On appelle également cette étape "prise d'habit". (Autrefois on disait aussi "prise de voile"). Dans notre communauté, cet événement signifie l'entrée au noviciat*. La petite cérémonie se vit en privé en communauté à la salle de communauté*. Traditionnellement la novice porte un voile* blanc. C'est aussi l'étape où l'on reçoit son nom de vie religieuse. Souvent, nous gardons notre prénom de baptême mais ce peut-être aussi un autre.

 

 

Soeur Claire-Blandine novice 2007

 

Noviciat :
deuxième étape de la formation d'une religieuse entre le postulat* et la profession simple*. La religieuse est appelée novice. Cette étape dure de deux ans à deux ans et demi.

 

 

Profession simple Claire-Blandine 2008

 

Profession simple ou temporaire :
troisième étape de la formation d'une religieuse. Elle "professe" publiquement son propos de vivre selon la Forme* de Vie des Clarisses*. La sœur devient professe de la communauté. Son voile blanc est échangé pour un voile beige. Sa corde porte désormais trois nœuds, rappel des trois vœux de pauvreté*, obéissance* et chasteté*. Elle reçoit aussi le Tau*, signe de l'appartenance à la famille franciscaine. Cette étape commence la profession temporaire qui se termine par la profession solennelle*. Elle dure entre 3 et 6 ans.

 

Profession solennelle Claire-Blandine 2012

 

Profession solennelle (ou profession perpétuelle) :
dernière étape de la formation d'une religieuse. La sœur s'engage publiquement et solennellement pour toute la durée de sa vie. Elle reçoit une alliance* et le psautier*. Elle est désormais "capitulante"* c'est-à-dire membre du chapitre* de la communauté.

 

 

Jubilé de soeur Claire-Bénédicte 2012

 

Jubilé :

La fidélité du Seigneur, cela se célèbre ! Aussi, quand une sœur vit au monastère depuis plus de 25 ans, quand arrive l’anniversaire de ses 25 ans de prise d’habit ( ou selon son choix, 25 ans de profession simple), elle célèbre son jubilé d’argent au sein de la communauté. Une Eucharistie festive a lieu en présence de la famille et des amis invités par la sœur jubilaire. Cela se renouvelle pour le jubilé d’or (50 ans de vie religieuse) ou de diamant (60 ans de vie religieuse) et plus !!

 

 

Soeurs priant au cimetière

  Pâque d'une sœur :

Le décès d’une sœur est un moment important pour la vie de la communauté. Autant que possible, les sœurs sont accompagnées jusqu’au bout au sein du monastère sur leur chemin de vie. Quand celle-ci décline, la prière des sœurs s’intensifie. Quand survient le décès, nous parlons du passage ou de la pâque de la sœur en faisant référence à celle de Jésus. La vie terrestre est terminée, mais la sœur commence sa vie dans la pleine lumière de Dieu. Nous sommes tristes de la séparation mais joyeuses de la rencontre de la sœur avec le Seigneur… moment que nous attendons toutes ! Pour rendre grâce pour la vie de notre sœur, nous organisons une veillée de prière autour de notre sœur décédée, où chacune exprime ce qu’elle a reçu d’elle. Une Eucharistie bien particulière, remplie d’espérance, l’office des défunts, une belle prière au cimetière accompagnent notre sœur dans cette ultime étape. 

 

 

Les vœux religieux : Voice People! 

soeur Claire-Blandine professe ses voeux

 

Faire vœu, c'est une expérience d'entrée dans la résistance! Car les trois vœux touchent à des domaines majeurs de mon identité : l'obéissance* par rapport au pouvoir et à ma liberté, la pauvreté* par rapport à l'argent et mes besoins, la chasteté* par rapport à la sexualité et au désir d'être aimée. Les vœux me questionnent : qui suis-je au fond? De quoi ai-je vraiment besoin? Qu'est-ce qui fait sens pour moi? Les vœux m'aident à prendre distance par rapport à tous les conformismes, les apparences, les sécurités, les faux-besoins. J'ai rencontré Jésus Christ et l'ai choisi comme guide. Il est pour moi la Liberté qui obéit à tous, le Créateur de l'univers qui ne garde rien pour lui, l'Amour infini au cœur chaste.

 

 

 

Soeur Claire-Blandine professe ses voeux

 

L'obéissance : toutes formatées?
Parce que je veux être "moi", j'ai le droit de choisir ma vie en toute liberté sans me laisser formater par les modes ou les idéologies. Comme clarisse, je suis entrée dans une Forme de Vie* qui ne me formate pas mais me transforme : obéir est une expérience de trans-formation, d'entrée dans ma profondeur pour me recentrer. Mon centre est ailleurs, il est en Dieu.

 

 

 

Don à l'accueil

 

La pauvreté : un mode de vie alternatif?
Rappelle-le toi le film "Saint Jacques - La Mecque". A un moment, les marcheurs doivent se délester de ce qui encombre pour avancer. La pauvreté d'une clarisse, c'est une expérience extrême comme le saut à l'élastique où il faut se jeter dans le vide! Pas de sécurité, je ne me suffis pas à moi-même, j'ai un besoin absolu des autres. Voilà : une vie en mutualité où on s'offre ce qui ne s'achète pas ; la confiance, la joie de recevoir et de donner, la légèreté pour avancer vers Dieu.

 

 

embrassade

La chasteté : et le sexe?
La chasteté est-elle une mutilation ou un plus? Elle me fait faire l'expérience d'entrer en relation sans posséder l'Autre, tout autre… Comme clarisse, je ne veux pas me priver de mon réseau de relations, je veux vivre avec chacun quelque chose de profond et d'authentique. La chasteté me permet de vivre à fond tous les liens, en grand respect, sans être propriétaire de l'autre car l'autre est un mystère absolu habité par l'Esprit Saint. L'expérience communautaire me fait traverser les épreuves, la durée, l'ennui, les conflits, en vérité et je me réalise de plus en plus. Quel bonheur!

 

 

Vie communautaire

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Discussion lors d'un chapitre

Chapitre :

Il est composé de toutes les capitulantes* de la communauté. Il se réunit pour les élections triennales*, pour les votes ou les discussions concernant des décisions à prendre ou des choix à faire.

Dans notre communauté, l'Assemblée Communautaire, composée de toutes les sœurs, se réunit toutes les semaines (une demie journée) pour débattre de toutes les questions matérielles ou spirituelles : que ce soit la mise en place du tri sélectif des déchets ou la manière dont nous allons vivre le Carême*. Lorsque les débats ne concernent que les professes solennelles*, la réunion est appelée le Chapitre Conventuel. Selon le type de questions, cela concerne toutes les sœurs (cas le plus fréquent) ou seulement les professes.

 

Coulpe :

Le "chapitre des coulpes" désignait autrefois ce que nous appelons aujourd'hui le pardon communautaire. 

 

Dépensière :

ce mot désignait la sœur chargée de la partie non-cuisinée des repas : pain, fromage, vinaigrette, sucre ... D'où vient ce nom ? Etait-ce, dans notre jargon d'Ordre Mendiant*, un emploi qui nécessitait d'acheter des aliments qui n'étaient pas donnés, à la différence de la cuisinière qui se débrouillait pour accommoder les produits de la quête* ?   

 

 Mains

Pardon communautaire : 

Le moment hebdomadaire du pardon reconstitue le tissu communautaire déchiré par notre responsabilité dans ce qui a publiquement blessé la vie fraternelle.  Pour nous, nous le vivons tous les lundi soir. Cette démarche ne nous dispense pas de nous demander pardon deux à deux sans attendre. Nous manifestons ainsi notre désir de poursuivre ensemble, dans la vérité et la joie, notre marche à la suite de Jésus.  

 

 
 
Partage à la salle de communauté 

Partage :

C'est un temps de détente et d’échange communautaire, nous sommes heureuses de nous retrouver pour manifester la fraternité qui nous unit ; nous échangeons nouvelles, informations, intentions de prières, humour ...

 

 
 

Danse pour la fête d'une soeur

Fête :

 

Vivre selon l’Evangile donne du bonheur et rend « léger » ! Notre spiritualité est donc portée à nous réjouir pour un rien, faire la fête pour accueillir une sœur de passage, pour un anniversaire ou pour clôturer le temps de vacances…Faire la fête avec les moyens du bord qui sont toujours des petits moyens, parce que ce qui compte, c’est la JOIE d’être ensemble !

 

 

Elections triennales :

Tous les trois ans, nous élisons les responsables de la communauté : l’abbesse (qui fait l’unité et donne l’impulsion à la communauté), la vicaire (qui l’aide dans ce service) et les conseillères (qui collaborent à certaines décisions). Il n’y a pas de campagne électorale : chaque sœur engagée définitivement est susceptible d’être élue. C’est chaque fois l’occasion d’un renouvellement bénéfique !

 

Franciscanisme

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 Tau :

 C'est le symbole de la famille franciscaine.

Quand saint François a commencé sa vie de conversion à l'évangile, il a dessiné sur sa bure un grand tau, qui rappelle la silhouette de la croix du Christ. C'était pour lui le signe de la conversion et de la bénédiction.

 « Le TAU est une lettre de l'alphabet hébreu et de l'alpahabet grec. Cette lettre est présentée comme un emblème sacré et comme un chiffre mystérieux par tous les commentateurs de la bible et de l'Apocalypse.
Saint François l'a utilisé souvent comme signature pour ses lettres et comme armoiries pour son Ordre. Il aimait tracer le signe TAU sur lui-même, il le traçait sur les murs, il accomplit même un miraclle par le moyen de ce signe. Pourquoi, chez lui, pareil attachement au signe TAU? D'abord parce que le dessin de cette lettre Τ rappelle la silhouette de la croix de Christ, pour laquelle saint François avait une grande dévotion. Ensuite parce que c'était un signe de conversion adopté par les pénitents à cause de ce verset du prophète Ezéchiel : "Passe par le milieu de Jérusalem, et marque d'un TAU le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause des abominations et des péchés qui s'y commentent" Chapitre 9 verset 4.

C'était encore l'insigne distinctif des frères Antonins adonnés au service des lépreux. Or nous savons que saint François soignait souvent les lépreux dans les hôpitaux tenus par les Antonins. Il logeat longtemps à l'hôpital Saint-Antoine de Rome. Le patron des Antonins, Saint Antoine du Désert, est toujours représenté muni d'une canne en forme de TAU.

Enfin, le TAU était un signe de croisade spirituelle (on dirait maintenant : un signe de renouveau charismatique !). Le pape innocent III l'avait solennellement déclaré dans son sermon d'ouverture au 4ème concile de Latran en 1215 : " On porte au front le signe TAU si l'on manisfeste dans toute sa conduite le rayonnement de la Croix. On porte le signe TAU si l'on crucifie sa chair avec ses vices et ses péchés. On porte le signe TAU si l'on ne met sa gloire en rien d'autre que dans la croix de Jésus-Christ. Miséricorde sera faite à ceux qui porteront le TAU, signe de pénitence et de renouveau dans le Christ. Soyez donc les champions du TAU et de la Croix!"

Saint François était présent lors de ce sermon. il entendit les paroles du pape et les mit en pratique. Voilà pourquoi il adopta, et son Ordre après lui, le signe du TAU comme emblème.»

 

 

 

Croix ou Crucifix de Saint Damien :

 

 

TransitusStFranoisTransitus :

 Ce mot latin signifie « passage » et nous l’employons pour désigner le « passage » vers l’autre Vie. Dans notre tradition, le transitus est l’office des vigiles aux solennités de saint François (le 3 octobre au soir ) ou de sainte Claire (le 10 août au soir) où nous lisons les récits de leurs derniers moments et leurs dernières paroles.

 

Minorité :

 

 

RouteavecfrresItinérance (route):

 Notre famille religieuse est née au Moyen Age, c'est-à-dire à une époque où les gens bougeaient beaucoup : pèlerinages vers les grands sanctuaires, commerce dans les grandes foires du nord et du sud, déplacements pour rejoindre une université célèbre à l'autre bout de l'Europe …Très naturellement, François a "bougé" pour aller vers les gens de son époque, et même pour rejoindre des gens très différents de lui, puisqu'il est allé, sans armes, rencontrer le sultan en Egypte, en plein cœur des croisades.
Aujourd'hui encore, des frères et des sœurs partent "à l'aventure" rencontrer l'Autre. Et dans notre vie quotidienne au monastère nous "partons" vers l'autre et l'Autre chaque fois que nous nous laissons bousculer par la rencontre, par l'imprévu.
François ne s'est pas contenté de partir à la rencontre des autres, il a choisi en plus de les rencontrer "les mains nues", sans pouvoir de domination, en "plus petit" qu'eux. Et quel meilleur moyen pour cela que d'avoir besoin d'eux ? François quêtait sa nourriture, mendiait auprès des autres tout ce qui lui était nécessaire. Aujourd'hui encore, nous voulons avoir besoin des autres pour signifier que nos ne sommes pas auto-suffisantes et que les autres sont importants pour notre vie. Le Fils de Dieu lui-même s'est fait mendiant de notre amour en venant à notre rencontre…

Quête et sœurs quêteuses :

 

 

AccueilDeDonsOrdre Mendiant :

Au Moyen Age, beaucoup de mouvements religieux ont vu le jour et au temps de saint François et de sainte Claire, ils mettaient beaucoup l’accent sur la pauvreté par opposition à certaines abbayes devenues riches. Pour signifier ce choix, certains groupes pratiquaient la mendicité de manière habituelle, faisant la quête pour trouver leur subsistance. Ces groupes sont désignés par le terme d’Ordres mendiants. La famille franciscaine en faisait partie parmi d’autres groupes (dominicains…), mais aujourd’hui elle reste à peu près la seule à vivre encore partiellement de la quête. 

 

Famille franciscaine :

Elle regroupe des membres très divers, unis par une même spiritualité, c’est à dire l’Evangile vécu à la manière de saint François et sainte Claire. Elle est composée de trois « ordres » :

  • Les frères (mineurs franciscains, capucins, conventuels) : 1er ordre

Le premier Ordre, ce sont les frères qui vivent selon la Forme de Vie (Règle) de saint François. Au cours de l’histoire ils se sont diversifiés en plusieurs branches : franciscains, capucins, conventuels. (frères mineurs franciscains, voir site :http://www.franciscains.fr/ ; frères mineurs capucins, voir site :http://www.freres-capucins.fr/ ; et frères conventuels, voir site : http://www.franciscains.eu/)

  • Clarisses ou Sœurs Pauvres : 2nd ordre

Le second Ordre, ce sont les sœurs clarisses. Elles vivent la Forme de vie de sainte Claire. (voir site : http://www.franciscain.net/index.php/fr/soeurs-clarisses/)

  • Frat ou fraternité séculière franciscaine ou Tiers Ordre : 3ème Ordre

Le troisième Ordre est composé des laïcs qui vivent chez eux avec leurs familles, leurs professions, leurs engagements, et se réunissent en petites « frat » conviviales, les fraternités, pour partager ce qui fait leur vie, se soutenir et se stimuler. Il comporte aussi les sœurs franciscaines et, dans certains pays, des frères tertiaires réguliers. (les Fraternités Séculières Franciscaines, les soeurs Franciscaines, voir site: http://franciscain.net/index.php/fr/soeurs-franciscaines, le TOR: http://www.franciscain.net/index.php/fr/les-freres-du-tor...)

Le site de la famille franciscaine en France : franciscain.net

 

 

Chapitre des Nattes :

 

 

Sœurs Franciscaines :

 Elles font partie de la grande famille de saint François. Elles vivent selon sa spiritualité. Elles ont été fondées plus tard que les frères, répondant souvent aux besoins de l’Eglise de leur époque : soin des enfants abandonnés, des vieillards isolées, des malades, éducation des filles quand elles n’étaient pas encore scolarisées, départ en mission lointaine…Leur vie en fraternité met en pratique et actualise le « baiser au lépreux » de saint François.

 

Pauvreté et désappropriation (sine proprio) :

 Dans la tradition franciscaine, la vie est un mouvement perpétuel : une dés-installation. Tout ce que nous utilisons, tout ce qui est à notre disposition, c'est un cadeau de Dieu, nous ne possédons rien, rien ne nous appartient. Ainsi, tout est don, tout est donné. Nous pouvons alors jouir chastement de tout, c'est-à-dire sans posséder, sans nous approprier quoi que ce soit, sans rien garder pour nous-mêmes. Dans notre parole d'engagement nous disons que nous voulons vivre "sans rien en propre". C'est la mise en commun des premiers disciples de Jésus et des premiers chrétiens tels que le racontent les Actes des Apôtres. Cela va loin : ne rien m'approprier au niveau matériel mais aussi ne rien m'approprier au niveau relationnel, au niveau du pouvoir, du service. C'est une véritable aventure spirituelle qui nous creuse et nous façonne !

 

Paix et Bien :

 (Pax et bonum en latin, Pace e bene en italien ) Souhait typiquement franciscain ! C’est la formule de salutation utilisée par saint François lorsqu’il rencontrait quelqu’un ou frappait à une porte.

 

Joie et joie parfaite :

 

 

marcheplaine4Assise :

Ville d'Italie où sont nés saint François et sainte Claire au 13 ème siècle. Berceau de la vie franciscaine. Voir la page historique ou le lien suivant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Assise_(Italie).

 

Forme de Vie :

Dans la famille franciscaine, nous vivons selon l'esprit de saint François et de sainte Claire. En leur temps, cela remonte à loin, ils ont écrit chacun une "forme de vie", que l'on pourrait raccourcir en parlant d'une "règle". Mais c'est beaucoup plus qu'un règlement : un esprit, une manière de concevoir la vie, la relation au Seigneur, la fraternité, le lien à la société, bref, la Vie mise en forme pour pouvoir être transmise ! A chaque époque, quand des femmes attirées par cet esprit de sainte Claire, choisissent de rejoindre la communauté, elles "mettent en forme la vie" à leur tour. 

Vêtements et accessoires

  Corde : 

Pourquoi porter un bout de ficelle en guise de ceinture ? A l'époque de saint François et de sainte Claire, un bout de corde, c'était la ceinture des pauvres, de ceux qui ne pouvaient s'acheter du cuir. Si notre famille religieuse a gardé ce signe fort, c'est aussi parce que pour chacune de nous il symbolise notre "attachement" au Christ, le Seigneur de notre vie. " Un Autre nouera ta ceinture", dit Jésus à saint Pierre dans l'Evangile…

 
 

Habit de noviceHabit : 

 "Reçois cet habit signe de ton appartenance à Jésus pauvre. Qu'il te rappelle toujours la mission que tu as reçu, qui est celle de la prière et de la louange."

C'est par cette phrase que nous sommes revêtues le jour de notre entrée au noviciat*. C'est désormais notre habit de tous les jours.

 

 
 
 

 Tau :

 C'est le symbole de la famille franciscaine.

Quand saint François a commencé sa vie de conversion à l'évangile, il a dessiné sur sa bure un grand tau, qui rappelle la silhouette de la croix du Christ. C'était pour lui le signe de la conversion et de la bénédiction. (voir la page 'jargon franciscain').

 

 
 

voile :

Traditionnellement, le voile signifiait l'appartenance à quelqu'un; pour les moniales, l'appartenance au Christ et à l'Eglise. 

Lorsque sainte Claire a commencé sa vie religieuse à la Portioncule*, saint François lui a coupé les cheveux et mis le voile. 

 

 
 

 

  Sandales :

Au Moyen Age, les chaussures étaient un luxe, réservé à peu de gens et saint François et sainte Claire ont voulu adopter la simplicité des gens de leur époque. Mais on voit aussi dans la Bible que le Peuple de Dieu, les Hébreux, devaient toujours se tenir prêts à se mettre en route, "les sandales aux pieds et la ceinture au rein"… mes sandales signifient ainsi pour moi mon état de veille permanente, de pèlerinage intérieur à la suite de Jésus. En marche !

 
 

Alliance :

L'anneau à mon doigt, reçu le jour de ma profession solennelle, me rappelle sans cesse que Dieu fait alliance avec son peuple, avec moi, et que nous avons "partie liée", Lui et moi, moi et Lui.

 
 

Chapelet

 

Chapelet ou dizainier :

 La Vierge Marie a une place importante dans la spiritualité franciscaine. Nous recevons le chapelet à notre entrée au noviciat* pour prier le rosaire. 

Pour la pédagogie de cette prière voir la page :

 http://www.croire.com/Definitions/Ecole-de-priere/Rosaire/Le-Rosaire-une-priere-populaire

 P.S. un dizainier est un petit chapelet composé de 10 grains et d'une croix.

 

 

 

scène de déguisement

 

 

Sac à main ? :

Seulement pour les sketches, comme le rouge à lèvres !!!

 
 

 

Départ de route de prière

 

 

Portable :

Non ! Même en voyage, nous partons sans ordinateur et sans téléphone, confiantes que la Providence*  prendra soin de nous. 

 

Plus d'articles...

FAQ - WHY ?

  • Que faites-vous comme travail ?

    Coupe des hostiesNotre principal travail rémunéré est la fabrication des hosties pour le culte. Nous confectionnons aussi des ornements liturgiques.( Pour en savoir plus, consultez la page "Travail et solidarité" dans le menu "c'est quoi notre vie" ).

    Pour mettre en valeur les dons de chacune, nous réalisons  des petits objets : chapelet, cartes, bougies... qui expriment notre créativité. smiley

  • Avez-vous le droit d'avoir un portable ?

    Accueil au téléphoneNous n'avons pas de téléphone portable. Pour accueillir dans un climat de prière et d'intériorité toutes les nouvelles confiées, nous avons fait le choix d'avoir un seul téléphone fixe pour toute la communauté. A tour de rôle, une sœur accueille les personnes qui téléphonent ou qui viennent à la porte. laugh

  • Faut-il être chrétien pour venir faire une retraite ?

    banc sous un arbreHabituellement, si l'on désire venir à une retraite c'est pour passer du temps avec le Seigneur, mieux le connaître, nourrir sa relation au Christ, ce qui présuppose de l'avoir rencontré. Néanmoins une personne en recherche de silence, d'intériorité, de "Quelqu'un" peut venir: la porte est ouverte bien sûr et…peut-être fera-t-elle l'expérience de Dieu? Et …Alléluia !

  • Est-on obligé d'aller aux offices quand on vient chez vous ?

    temps de prière à la chapelleL'office: un trésor à partager. Ce n'est pas obligé mais quel dommage de venir au monastère sans goûter au moins un temps de prière ensemble! C'est passer à côté de l'Essentiel de notre vie, un peu comme si vous passiez une journée avec un ami sans partager le repas. Ceci dit, il n'y a personne pour pointer smiley…!

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A retenir

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  • Info 3

Cercle de silence sur Reims  :

Tous les derniers mardis de chaque mois, un cercle de silence a lieu de 18h30 à 19h30 place d'Erlon près de la fontaine de la solidarité. Ce cercle est organisé par plusieurs personnes et/ou associations de défense des migrants. Il veut dénoncer la situation vécue dans les centres de rétentions. Plusieurs membres des fraternités séculières de Reims et des environs y participent. Notre communauté, au même moment, s'y associe par la prière.

Prochaines dates :  mardi 31 octobre et mardi 28 novembre 2017.

Journée diocésaine franciscaine :

Venez vivre au monastère le dimanche 12 novembre 2017, une journée pour découvrir la famille franciscaine et échanger avec ses membres.

Le thème sera : " Comment vivre à la franciscaine en 2017 ? ".

Programme : Accueil à 9h15 suivi par une intervention à 9h45 du frère Henri LAUDRIN sur le thème.
Messe à 11h15 présidée par Monseigneur Bruno FEILLET suivi d'un repas partagé (tiré du sac).
à 15h reprise avec un carrefour et débat sur l'intervention du frère Henri puis envoi et prière des vêpres à 17h30.

frere Henri Laudrin


 

Réveillon du 31 décembre 2017 :

La famille franciscaine propose un repas convivial à l'hôtellerie, ouvert à toute personne isolée, suivi de la veillée de prière pour la paix à 23h à la chapelle avec la communauté.
Contact auprès de Monique FERMIER au 06.71.72.19.46

 ou par courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.