Bienvenue chez les clarisses !

Une soeur salueBienvenue à toi pour ce temps de partage de notre vie !

 

Nous sommes une communauté d'un peu moins d'une trentaine de femmes, âgées d'une trentaine d'années à 95 ans, dont la joie est d'être rassemblées ensemble dans la simplicité et la fraternité.

Chacune a fait l'expérience de la rencontre de Jésus Christ et a voulu le suivre dans une vie de louange et de prière pour les hommes et les femmes de ce temps.

La communauté est heureuse de t'accueillir, seul ou en groupe. Il t'est possible de venir parler avec une soeur, de passer une ou plusieurs journées de retraite, de participer aux temps de prière, à une cérémonie, à une session... Ou simplement entrer pour quelques minutes de silence et de recueillement à la chapelle.

Retour sur l'exposition aux archives

Petit retour en photos de la très belle exposition qui s'est tenue aux archives départementales de la Marne en octobre 2020.

  • Exposition archives 1
  • Expo 2
  • Expo 3
  • Expo 4
  • Expo 5
  • Expo 6
  • Expo 7
  • Expo 8
  • Expo 9

Une exposition aux archives départementales de Reims... Un rêve devenu réalité !

Le rêve est devenu très belle réalité grâce à la compétence professionnelle d’Aurore et Ingrid, le travail acharné de Véronique Beaulande-Barraud, les idées géniales de Pierre Moracchini et les trésors de la bibliothèque des capucins, la collaboration si fraternelle entre monastères, Poligny, Nantes, Montbrison (Ah ! Que d’aventures pour acheminer jusqu’à Cormontreuil le précieux tableau de Nantes et le non moins précieux manuscrit d’Aigueperse !), et la collaboration des Archives, musées et bibliothèques de Reims, Châlons, Meaux, Nancy. Merci à tous et toutes !

"Soeurs Pauvres 1220 - 2020" 

vécue aux archives départementales*

du lundi 5 au vendredi 30 octobre 2020

logo archives marne

* adresse : Archives Départementales - Centre de Reims  44, avenue de l'Yver  51100 REIMS site : http://archives.marne.fr 

Retour sur la clôture

  • La conférence au conservatoire :

  • Conférence au conservatoire 1
    Conférencier : Pierre MORACCHINI
  • Conférence suite
    Vue avec image
  • Conférence fin
    Véronique Beaulande-Barraud et Pierre Morracchini
 

logo conservatoire reims

Au conservatoire de Reims (20 rue Gambetta), lieu où fut édifié le premier monastère des soeurs clarisses à Reims au 13ème siècle, une conférence grand public de Pierre Moracchini s'est tenue sur le thème : " Femmes et hommes en famille franciscaine ; une perspective historique ".

  L'assistance était composée par les membres des fraternités fransciscaines locales et des amis de la commuanuté. Pierre nous a parlé d'abondance du coeur de cette relation si proche et fraternelle ou "sororelle" vécu entre les couvents de moniales clarisses et les frères franciscains vivants proches d'elles. 

 

  • La messe de clôture à la cathédrale Notre Dame de Reims :

 

  • Livret messe
  • Messe
  • Entrée
  • Mot d'accueil
  • 1ère lecture
  • Graduel pts choeurs
  • Graduel danseuses
  • Graduel suite
  • Graduel suite
  • 2nd lecture
  • Evangile
  • Prières universelles
  • Procession d'offrandes
  • prière eucharistique
  • Notre Père
  • Bénédiction finale
  • Sortie

C’est au rythme de notre chant jubilaire que la célébration de nos 800 ans commence à la cathédrale. Quelle joie de se retrouver ensemble en ce lieu, avec notre archevêque, nos frères Michel et Eric, les rémois et des amis de la communauté !
Nous ne sommes qu’à quelques mètres du premier monastère. Je pense avec émotion à nos premières soeurs accueillies par l’évêque d’alors. Sont-elles, elles aussi, en 1220, venues fêter à la cathédrale en construction cet événement de leur arrivée à Reims ?
Probablement leur arrivée aura été plus discrète. En 1220 tout commençait, l’histoire était à écrire. C’est une célébration simple et joyeuse que nous vivons en ce jour. Danses et instruments sont bien présents, comme à notre habitude aux jours de fête.
L’orgue venant renforcer le tout. Et voici que sainte Claire aujourd’hui adresse un message à chacun : « Ton âme est précieuse aux yeux de ton Créateur, Il désire vivement y faire son séjour et sa demeure...» (lettre "de sainte Claire").
Entendez-vous Claire qui vous parle ? Comme en réponse, nous recevons ensuite la bénédiction pontificale par la voix du curé de la cathédrale, le père Jean-Pierre Laurent. Le Pape François nous exhorte à « laisser nos coeurs s’embraser d’un amour qui éclate en louange pour la beauté et la bonté de Dieu répandues dans l’univers » (bénédiction du pape François).
Merci à vous tous qui avez contribué à la beauté de cette célébration historique.
Merci à vous tous qui nous aidez à vivre notre vocation jour après jour, qui nous accueillez chaque jour dans vos prières et dans vos coeurs !

Sr Claire-Blandine

Retour sur l'ouverture

programme ouverture jubile

Notre diocèse relate l'évenement qu'a été ce beau jour de novembre dernier, en images et aussi avec l'homélie de la messe : Homélie du 17 nov 2019 

 

Retour sur le dimanche 17 novembre 2019

Nous jubilons déjà depuis la célébration d’ouverture du 17 novembre: « Marcher dans le brouillard, marcher dans la lumière, marcher sans regarder en arrière, aller où Dieu appelle et envoie, marcher dans la confiance et la joie...»* Quelle émotion pour nous d'arriver en chantant ainsi et d'être accueillies à la porte de la chapelle par notre archevêque, comme ce fut sans doute le cas en 1220 ! Le chant a d'ailleurs marqué ce jour grâce au merveilleux concert donné par l'Ensemble Ma non troppo : chants populaires de la tradition franciscaine qui accompagnaient la prédication de nos premiers frères, instruments d’époque, voix superbes… nous n’oublierons pas le chant à San Francesco et la farandole qui s’en est suivie!

*Refrain du chant composé par notre soeur Elisabeth pour le jubilé.

 

 • à 11h15 célébration eucharistique présidée par Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims

  • Attente dans la chapelle
  • début de la procession
  • procession
  • procession
  • procession
  • procession
  • procession
  • évêque à la porte
  • évêque et procession
  • évêque et procession
  • entrée procession narthex
  • entrée derrière évêque
  • arrivée au choeur
  • célébrants
  • chant d'entrée
  • Manuscrit et terre d'Assise


15h concert de musique médiévale, chants du Moyen Age et de la Renaissance de la tradition franciscaine : Venite a laudere. Le concert a été suivi d'un verre de l'amitié.

concert manontroppo

par l’Ensemble Ma non troppo :
Camille Aubret, chant, vièle à archet et alto
Emmanuelle Huteau, chant, doulciane ténor et basse
Camille Rancière, chant, vièle à archet et alto
Elsa Papatanasios, chant
Daniela Maltrain, vièle à archet et viole de gambe

Présentation du concert :

Ce concert permettra d’entendre des chants populaires italiens, de louanges ou relatant la vie du Christ, de la Vierge et des saints, tels qu’on pouvait les entendre au Moyen Age ou la Renaissance. Ces chants nourrissent un lien très particulier avec l'inspiration franciscaine. On connaît le fameux Cantique des Créatures et quelques autres poèmes de Saint François ou les Laudes de Jacopone de Todi qui relèvent de ce style.

C'est dans le centre de l'Italie que fleurit ce répertoire de chants de dévotion populaire en toscan, appelés laude*. Ces chants, faciles à mémoriser, sont diffusées pour accompagner la prédication des franciscains.

Les innombrables confréries ont également leurs chants en l’honneur de leur saint patron. Les laïcs ainsi rassemblés font converger leurs prières et y voient une possibilité de protection contre les maux de leur époque que sont les guerres civiles et surtout la peste.

Les notations musicales des recueils sont probablement les plus anciennes traces de musiques populaires urbaines en toscan qui nous soient parvenues. D’un style différent des chants des troubadours qui leurs sont contemporains, ils sont influencés par les danses, les chants de carnaval ou les chansons à la mode.

A la Renaissance, avec la Contre Réforme, les laudes, devenues polyphoniques, se diffusent au-delà de l’Ombrie et la Toscane et on en écrit et imprime à Rome et à Venise. Si au 17e ce répertoire est petit à petit remplacé par les oratorios, il a laissé une forte emprunte dans les répertoires traditionnels de certaines régions, de l’Ombrie à la Corse.

Nous avons choisi pour ce concert de mêler ces chants médiévaux et de la Renaissance aux échos qu’ils ont eu par la suite, avec des clins d’œil à Franz Liszt (devenu franciscain), Gabriel Pierné, ou Gavin Bryars.

Les pièces de ce concert sont extraites principalement du Laudaire de Cortona. Le Laudario di Cortona ou laudaire de la ville de Cortone, petite ville d’Ombrie en Italie, est noté dans un 13e siècle fortement marqué par la vague spirituelle de François d’Assise. Il s’agit d’un des tout premiers recueils de chants populaires à caractère religieux portant sur la Vierge ou les saints écrits en langue vernaculaire. Les mélodies, d’une veine très méditerranéenne, sont tour à tour fraîches et poignantes. La lauda deviendra par la suite une forme musicale à part entière, écrite à trois voix au 15e siècle, puis à quatre dans les premières impressions musicales italiennes du 16e siècle.
*Laudes extraites du laudaire de Cortona et de manuscrits contemporains, du Laudario giustinianeo et des éditions de Petrucci, à Venise au 16e siècle.

  

Ma Non Troppo est un collectif de musiciens travaillant sous leur propre direction qui interprète principalement les musiques anciennes européennes. Riches de leur expérience au sein de nombreux ensembles spécialisés, ils collaborent singulièrement dans cet espace de création où les projets s’ouvrent à d’autres univers artistiques : littérature, théâtre, danse, artisanats d’art, etc. L’ensemble est installé dans le Nord de la Bretagne où il cherche à mettre en valeur le patrimoine local et à jouer ces musiques anciennes dans des lieux décalés comme des cafés ou des sites naturels. 

Site de l’ensemble : http://www.manontroppo.org

Retour sur le colloque par Benoît H.

Benoît HESS*, membre d'un groupe venant régulièrement au monastère, nous partage sa relecture du colloque suivi en visio-conférence :

Retour sur un colloque : Soeurs Pauvres, huit siècles de vie clarisse à Reims, 1220-2020

Malgré des conditions sanitaires particulières, le colloque sur le huitième centenaire de la fondation du monastère des Clarisses à Reims s’est effectivement tenu dans les locaux d’un ESAT, tout proche, à Cormontreuil.

Soeurs Cormontreuil Nantes MB MNIl a été merveilleux que les moyens techniques permettent, entre autres, à la communauté des clarisses de Nantes de suivre en direct les travaux de cette rencontre. Ce sont elles qui ont refondé la communauté de Reims en 1933 et elles ont contribué à donner la physionomie des bâtiments que nous avons connus à Tinqueux entre 1980 et 2000. L’une des clarisses de Nantes a pris la parole avec une soeur de Reims pour parler de cette étape de la refondation.

Il est tout aussi fabuleux de pouvoir écouter une conférence donnée en direct par un chercheur résidant aux États-Unis, dans le Vermont, qui n’a pu effectuer le déplacement. Il projette des diapos à 6000 km : nous lisons la substance de son intervention comme s’il était dans la salle. Après sa présentation, toujours en direct, il répond aux questions soulevées par l’auditoire et les personnes qui suivent en visioconférence au sujet des hypothèses qu’il a formulées.

Le propre d’un colloque, c’est d’apporter plus de questions que de réponses et de critiquer l’état de la connaissance à un moment donné. Deux clarisses de Cormontreuil ont pris la parole pour rendre compte de leurs recherches aux archives départementales de la Marne où l’on trouve des documents originaux très précieux.

colloque assemblee 10oct2020Les sources locales sont peu nombreuses. Mais elles sont complétées par des sources extérieures car, vers 1260, cinq clarisses de Reims sont allées à Longchamp, près de Paris, pour aider à la mise en route d’un monastère de « soeurs mineures encloses ». Nous disposons de leurs noms et aussi du fait que l’une d’entre elles est devenue présidente de la communauté en l’absence provisoire d’une abbesse.

Entre 1652 et 1663, une soeur, Anne CLEMENT, a rédigé une chronique qui tente de remonter aux origines du monastère. La communauté de Tinqueux, en 1980, a découvert qu’elle était dépositaire de l’original de ce document inestimable.

Comment se fait-il que les soeurs aient écrit au milieu du XVIIème, plus de quatre siècles après la fondation ? Un chapitre des frères mineurs s’était tenu à Tolède à cette époque : il incitait les communautés à écrire leur propre histoire. A cette même époque, la ville de Reims a été confrontée à trois fléaux qui ont
pu sembler menacer le monastère : la peste, la guerre avec un afflux de réfugiés et des famines et des disettes que cela a engendrées. Et puis le pouvoir royal a contesté le droit à la communauté d’élire son abbesse. Il considérait alors qu’il y avait trop de communautés religieuses dans la ville. Les soeurs disposaient d’un solide bagage intellectuel pour écrire leur propre histoire en rassemblant les sources disponibles à l’époque afin de laisser une trace sur leur vie. Il se pourrait que cette chronique ait été rédigée par plusieurs mains, ou plutôt par la même à deux époques différentes.

Les origines sociales des soeurs ne sont pas clairement identifiées. C’est un champ de recherche à explorer. Beaucoup de familles bourgeoises de l’époque ont eu une fille qui est devenue clarisse, plus exactement soeur de choeur, car on parle bien peu des converses. Claire Colbert, soeur ainée de Jean-Baptiste, a été élue abbesse de la communauté à sept reprises. Leur soeur, Agnès Colbert, elle aussi, a été abbesse du monastère. Intérêts étatiques et ecclésiastiques se confondaient au coeur de ces familles de la haute bourgeoisie qui savaient magnifiquement bien faire fonctionner les réseaux.

La Révolution est arrivée. Comme pour les autres congrégations, les soeurs ont eu l’obligation de quitter leur couvent en septembre 1792. Elles étaient 26 soeurs de choeur et 9 soeurs converses qui, pour la plupart, sont retournées dans leur famille. L’une d’entre elles a tenté de restaurer la vie clarisse après la
révolution mais elle n’y est pas parvenue. Le mobilier a été vendu et les bâtiments (où s’élève maintenant le conservatoire de musique) est devenu une caserne.

Veronique Beaulande Caroline GallandPendant tout le XIXème siècle, le Tiers Ordre franciscain a maintenu très vivante la flamme de cette spiritualité à Reims. Ce sont 18 soeurs qui sont arrivées de Nantes pour refonder le monastère en 1933. La plus âgée avait 35 ans. Leur premier repas a été préparé par les frères capucins qui les ont hébergées provisoirement. La pose de la première pierre du monastère a eu lieu le 12 juin 1939. Mais la guerre a interrompu les travaux. L’abbesse de Nantes est restée abbesse de Reims jusqu’en 1958. De nombreux voyages ont eu lieu entre les deux communautés pendant ces 25 années. Les soeurs confectionnaient des hosties dès 1956.

Les locaux bâtis étaient conçus pour faire vivre une communauté de 60 moniales. Entourées par les champs, elles ont vécu dans une ambiance rurale et elles pratiquaient l’élevage. Mais ce bâtiment s’est révélé peu fonctionnel et peu adapté au désir de la communauté de vivre une vocation de soeurs pauvres. Petit à petit a mûri l’idée d’un déménagement pour accueillir plus facilement des groupes d’Église sans avoir à amortir des coûts de mise aux normes. Elles voulaient aussi ouvrir leurs portes aux gens de la rue. Leur cheminement communautaire et l’exploration de leur archives les ont incitées à vivre plus proches de l’idéal proposé par François et Claire : silence, prière, vie fraternelle, accueil et ouverture aux personnes en situation d’exclusion.

* Depuis 40 ans, nous (groupe bible) avons la joie de bénéficier de cet accueil. C’est merveille de relire nos histoires respectives et notre histoire commune. Merci à la communauté pour sa belle fidélité et son souci de porter dans la prière les femmes et les hommes de notre monde.

FAQ - WHY ?

  • Que faites-vous comme travail ?

    Coupe des hostiesNotre principal travail rémunéré est la fabrication des hosties pour le culte. Nous confectionnons aussi des ornements liturgiques.( Pour en savoir plus, consultez la page "Travail et solidarité" dans le menu "c'est quoi notre vie" ).

    Pour mettre en valeur les dons de chacune, nous réalisons  des petits objets : chapelet, cartes, bougies... qui expriment notre créativité. smiley

  • Avez-vous le droit d'avoir un portable ?

    Accueil au téléphoneNous n'avons pas de téléphone portable. Pour accueillir dans un climat de prière et d'intériorité toutes les nouvelles confiées, nous avons fait le choix d'avoir un seul téléphone fixe pour toute la communauté. A tour de rôle, une sœur accueille les personnes qui téléphonent ou qui viennent à la porte. laugh

  • Faut-il être chrétien pour venir faire une retraite ?

    banc sous un arbreHabituellement, si l'on désire venir à une retraite c'est pour passer du temps avec le Seigneur, mieux le connaître, nourrir sa relation au Christ, ce qui présuppose de l'avoir rencontré. Néanmoins une personne en recherche de silence, d'intériorité, de "Quelqu'un" peut venir: la porte est ouverte bien sûr et…peut-être fera-t-elle l'expérience de Dieu? Et …Alléluia !

  • Est-on obligé d'aller aux offices quand on vient chez vous ?

    temps de prière à la chapelleL'office: un trésor à partager. Ce n'est pas obligé mais quel dommage de venir au monastère sans goûter au moins un temps de prière ensemble! C'est passer à côté de l'Essentiel de notre vie, un peu comme si vous passiez une journée avec un ami sans partager le repas. Ceci dit, il n'y a personne pour pointer smiley…!

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