Nos communautés sœurs

La fondation de Vermand :

Communauté de Vermand en juillet 2013soeur Cécile en visite à Vermand

Nos sœurs se présentent à vous :

Nous avons été fondées en 1985 par nos sœurs de Cormontreuil, en réponse à l’appel de l’Évêque de Soissons-Laon-St Quentin, Monseigneur Labille.
L’originalité de cette fondation tient à son lieu d’implantation, le milieu rural. Les premières sœurs ont longtemps cultivé un jardin, élevé quelques chèvres et les gens des alentours ont très vite partagé les fruits de leurs récoltes, produits de leur élevage et de la chasse.
Cela a créé petit à petit des liens d’amitié qui durent encore aujourd’hui, nous invitant à l’action de grâce.
Une petite maison ouvrière a été aménagée avec des gens du village, pour y vivre et y prier. Première maison en 1986L’oratoire restera longtemps dans les mémoires à cause de son caractère de grande simplicité, caractère que nous avons voulu garder pour la nouvelle chapelle inaugurée en 2005.
Une partie de la maison servait à accueillir les personnes de passage, mais en 1997, nous avons construit une maison pour accueillir retraitants et petits groupes.
Nous vivons au rythme de la prière des Heures, avec les Matines (6h30), les Laudes (8h00), la messe quasi quotidienne (11h15), le Milieu du Jour, les Vêpres (17h30), l’Adoration du St Sacrement (chaque jour de 18h à 19h) et les Complies (20h15). C’est notre mission de louer et d’intercéder pour tous les hommes. La prière nous invite à mettre toute notre confiance, notre force et notre joie en Dieu seul. Elle nourrit notre vie de foi.
Nous veillons à garder un équilibre entre le travail et la prière, entre les rencontres fraternelles et les temps de silence et de solitude.
Cette vie simple n’est pas coupée du monde qui nous est proche par l’accueil et les échanges avec d’autres personnes, d’autres communautés, avec l’Eglise et tous ceux avec qui nous sommes en lien à travers le monde (missionnaires, laïcs engagés…) et par le journal.
« La Forme de Vie des Sœurs Pauvres, c’est de vivre l’Évangile » écrivait Sainte Claire au début de sa Règle, c’est là notre vocation qui rejoint celle de tout baptisé. Le choix de vivre dans la pauvreté, la chasteté et l’obéissance évangéliques, est une réponse personnelle de chacune à l’appel de Dieu pour témoigner de Lui et de son Amour pour tout homme, témoigner de la joie de sa rencontre avec Jésus-Christ.

 

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Si vous souhaitez en savoir plus regardez la page du diocèse de Soissons : monastere-des-clarisses-a-vermand.html

 

 ¤ Une autre fondation réalisée par notre communauté, a été faite en 1994 en France sur l'appel de l'évêque de Langres, à l'époque Mgr frère Léon Taverdet. Quelques sœurs sont parties d'abord à Chaumont puis en janvier 1996, se sont établies dans le village de Roôcourt-la-côte (Haute-Marne). La communauté a vécu son appel de vie de prière et de vie fraternelle jusqu'en octobre 2008, date à laquelle les sœurs sont revenues à Cormontreuil. Notre communauté a gardé des liens d'amitié avec le diocèse de Langres et sa population.

 

Présentation des communautés issues de notre communauté en Afrique :

Nous sommes reliées de façon particulière à d'autres communautés de sœurs clarisses. Elles ont été nos fondations.

¤ MBUJI MAYI :

La première fondation à laquelle notre communauté a pris part avec un autre monastère français (Azille), est celle de Mbuji Mayi (en République Démocratique du Congo) au début des années 1970. Soeurs d'Afrique

Si vous désirez les joindre voici les coordonnées :
Monastère MAMU WA BUPOLE «Notre Dame de la Paix»
BP 76
MBUJI-MAYI
République Démocratique du Congo

Voici quelques lignes de présentation rédigées par elles pour se présenter à vous :

Notre monastère « MAMU WA BUPOLE » ( Notre Dame de la Paix ), a été fondé en 1970 par le Monastère Sainte Claire d’Azille dans le Diocèse de Carcassonne dans Diocèse de Mbuji Mayi. Il comptait 5 sœurs fondatrices dont 4 françaises parmi elles sœur Claire du Sacré Cœur du Monastère de Reims (Cormontreuil) à qui le Seigneur a accordé la grâce de participer à la fondation de Djiri.
« Multipliez-vous soyez féconds remplissez la terre » (Gn 1,28) et avec sainte Claire : « Que le Seigneur qui nous a donné la grâce de bien commencer nous donne aussi celle de nous épanouir en Lui ». (Test. 23).
Aujourd’hui le Monastère MAMU WA BUPOLE compte une quarantaine de sœurs. Notre vie est pleinement Contemplative et de prière intense. Pour assurer notre vie, nous travaillons de nos propres mains. Parmi nos activités nous travaillons la terre, un petit élevage des lapins, porcs et volailles. Nous disposons d’un petit atelier de fabrication des hosties, c’est notre manière d’être au service de l’Église locale. Nous nous occupons de la maison d’accueil qui est, en fait, un lieu de prière, de silence et de formation. Cette maison est ouverte aux Prêtres, aux Consacrés et à d’autres Personnes de l’extérieur. Une façon pour le Monastère de partager avec le monde notre richesse de prière, de silence. Nous travaillons aussi à la confection des vêtements liturgiques.
Depuis 2005, nous avons implanté un nouveau monastère dans l’Archidiocèse de Brazzaville (République du Congo) à Djiri. Il s’agit de Monastère NOTRE DAME DES SOURCES.

 
 

¤ DJIRI :

Voici la fondation de nos sœurs de Mbuji Mayi : DJIRI

Si vous désirez les joindre voici les coordonnées :
Monastère «Notre Dame des Sources»
DJIRI
C/C Pères Franciscains BP 14 845
BRAZZAVILLE
République du CONGO

Voici quelques lignes de présentation rédigées par elles pour se présenter à vous :

Nous sommes les Clarisses de Djiri, monastère Notre Dame des Sources. Nous avons été fondées par le monastère Notre Dame de la Paix de Mbuji-Mayi en janvier 2005. Nous avons été appelées par nos frères franciscains qui ne concevaient pas leur mission sans la présence de leurs sœurs clarisses.
C'est avec joie que nous avons répondu à cet appel. Nous sommes une présence simple, accueillant les gens pauvres qui nous entourent. Nous essayons de rayonner notre charisme en soignant notre vie de prière et notre vie fraternelle, bien convaincues que c'est le meilleur témoignage que l'on puisse donner.

 
 

¤ ABIDJAN :

 

 
 

La seconde fondation réalisée par notre communauté alors à Tinqueux,  est la communauté D'Abidjan (Côte d’Ivoire) en 1975. Cinq sœurs sont parties d'ici et depuis la petite plante a grandi et s'est enracinée. La communauté est autonome. Elle a fondé au Togo en 1996 à Aképé près de Lomé.

Si vous voulez les joindre voici les coordonnées :
Monastère Sainte Claire
06 BP 159
ABIDJAN 06
COTE D'IVOIRE

 
 
 

¤ LOME :

Voici la fondation de nos sœurs d'ABIDJAN : LOME

 

Si vous voulez les joindre voici les coordonnées :
Monastère Sainte Claire
BP 8584
LOME
TOGO

Voici quelques lignes de présentation rédigées par elles pour se présenter à vous :

La famille franciscaine était déjà présente au Togo depuis une quarantaine d’années quand le monastère des Clarisses est né. C’est un essaim venu du monastère Sainte Claire d’Abidjan répondant à l’appel du Ministre Général de l’Ordre des frères mineurs, et de toute la famille franciscaine du Togo. Quatre sœurs faisaient leur entrée discrète le matin du 26 janvier 1996, avec comme seul bagage cette parole de l'Évangile : « A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, à cet amour que vous aurez les uns pour les autres ». Depuis ce matin des commencements, les valeurs intérieures que sont l’Amour, le silence, la foi et la prière, prenaient corps dans cette nouvelle ouverture sur la route de l’Évangile. Le monastère regroupe maintenant une communauté d’une vingtaine de sœurs. Il est situé à 24 km de la ville de Lomé et il est doté d'une maison d'accueil qui offre l’hospitalité à ceux qui sentent le besoin de se ressourcer, de rechercher une solution aux défis actuels de l’Évangélisation, du travail.

 

 
 

Si vous passez par un des pays de nos sœurs, n'hésitez pas à aller leur rendre visite. Elles seront ravies de vous accueillir et vous faire découvrir le charisme de sainte Claire en terre africaine. 

Nous gardons des liens fraternels forts avec toutes. Nous échangeons des nouvelles toutes les semaines ou tous les mois. Des sœurs viennent ici ou vont chez elles pour des temps de visites fraternelles.

 

La prière gestuée chez nos sœurs d'Abidjan :

procession

«La communauté, à travers les différentes cultures d’Afrique, cherche à rendre a liturgie toujours plus vivante, se livrant à un rythme parfois étranger à sa propre culture, une langue inconnue. Cette ouverture pour «célébrer la Gloire de Dieu»n’est pas une chose évidente, lire la suite du témoignage ... elle nous invite à l’accueil, à la communion, elle exige beaucoup de renoncements. En effet, chacune reçoit la graine pour la faire fructifier selon sa disponibilité, sa culture, son ouverture à la grâce, sa créativité, la couleur profonde de sa vie et de son intimité avec le Christ.

Cette belle harmonie avec la participation des instruments et de toutes, donne le beau bouquet de la louange devant le trône Céleste.

gestuelle

La gestuelle demeure une éternelle jeunesse en Dieu grâce à la gratuité et à l’oblation qui sont ses couleurs principales. Tout le corps de l’Africain doit rendre grâce à Dieu. Le fondement principal de notre gestuelle est l’Évangile qui se concrétise dans notre vie fraternelle.

Notre marche est commune au rythme de Dieu qui danse l’amour.

Elle est essentielle à notre vie de prière, elle nous révèle Dieu et nous-mêmes. La gestuelle est le test d’authenticité de notre vécu, elle est l’harmonie de notre amour concret. Elle nous met à l’école de l’intériorité et du silence pour que la Parole devienne geste et le geste Parole. Les gestes sont une expression de ce que vit notre âme, malgré les turbulences de notre vie. Être chaque jour de joyeuses auxiliatrices des membres abattus de notre Seigneur. C’est toujours une occasion d’offrir une rose au Bien-aimé pour lui faire plaisir, allumer un sourire sur son visage. Au-delà d’un pas de danse, c’est une vie donnée à la louange du Père qui le premier nous aime et lie son sort à celui de l’homme.»

 

 

2012, une année avec nos sœurs d'Afrique

Témoignages de sœurs de Cormontreuil :

"Quel très beau cadeau pour le 8ème centenaire de Sainte Claire : celui de 8 sœurs d’Afrique. 2 par 2 ! Comme les disciples que Jésus envoie : elles arrivent du Congo-Kinshasa, de Côte d’Ivoire, du Togo. Pour elles, nous sommes leurs mères et sœurs parce que ce sont nos fondations de 1970, de 1975 et Lomé fondation d’Abidjan (1994). Nos sœurs aînées leur ont transmis la vie et la joie de Claire dont nous allons bénéficier durant tout leur séjour. Très vite après l’adaptation au thermomètre (il a fallu recourir aux tricots !), l’adaptation à un nouvel espace (monastère) ! Quelle joie de les entendre dire «nous sommes vraiment chez nous»."

 

apprentissage du vélo"Ma joie, c’est celle de reconnaître que je suis en présence de mes sœurs africaines, pauvre et étrangère face à leur richesse culturelle, leur intelligence, leur différence. Joie d’être devant un mystère. Elles sont africaines et moi je ne le suis pas. Avec joie j’ai contemplé une fois de plus cette différence si radicale. Et pourtant ! Nous sommes si semblables humainement parlant : sœurs, femmes ô combien ! Créées à l’image de Dieu et appelées à la même vocation. Le message qu’elles me laissent ? Est-ce que je sais contempler jusque là le mystère, le cadeau de mes sœurs proches, si différentes de moi et si semblables aussi ?"  

 

"Je reste frappée par un "choc esthétique". Ce fut quand une de nos sœurs salua l’évêque en lui baisant l’anneau épiscopal. Le respect et la beauté de ce geste (qui nous est peu familier), tout ce qu’il manifestait comme reconnaissance et obéissance à l’Église, m’a introduite à un nouveau regard de foi et réveillée quant à la force de gestes venant des profondeurs de celui qui les pose, même à son insu.

soeurs de Cormontreuil et d'Afrique

C’était de toute beauté ! Quelques secondes lumineuses que je conserve avec grand bonheur !"

"Parfois on nous dit : «Alors, vous n’avez pas d’enfants ?» Non. Et pourtant notre vie est féconde, c’est ce que la présence de nos jeunes sœurs d’Afrique me redit. Oui, si aujourd’hui la vie clarienne s’enracine au Congo, en Côte d’Ivoire, au Togo, c’est parce que nous, sœurs aînées, avons laissé partir des sœurs pour fonder dans ces pays. Elles les ont soutenues de leurs prières, de leur travail, de leur fidélité. Non, elles n’ont pas eu d’enfants, mais elles ont engendré des sœurs ... pour la gloire de Dieu."

 

"La grâce d’avoir accueilli nos sœurs de différents pays d’Afrique, c’est d’abord de reconnaître qu’elles ont une joie de célébrer le Seigneur, qui donne envie. Les chants - les danses - les instruments – Je m’y laisse prendre ! – Et si nous avons pu avoir une liturgie vivante avec elles, c’est aussi parce que nous y avons mis le «paquet» en faisant abstraction de ce qui était prévu d’apprendre, en passant un temps conséquent pour des répétitions de chants et de danses supplémentaires. Joie et dépassement s’embrassent pour témoigner du Christ vivant. La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres."

"Lors de l’Eucharistie du 11 août pour la Ste Claire, ce qui a touché beaucoup de personnes, c’est que les gestuelles africaines étaient dansées par des sœurs d’Afrique et d’Europe, et que les gestuelles de Cormontreuil étaient dansées par des sœurs d’Europe et d’Afrique. Il y avait quelque chose de l’Apocalypse dans cette célébration : devant le trône de l’Agneau, se tenaient des hommes de toute race, toute nation, toute langue. Ils chantaient : «Gloire à notre Dieu et à l’Agneau ! Notre salut vient de Lui !»"

 

procession dans jardin"«Ça bouge et il y a de la vie !».

Pas si facile que ça de danser et gestuer à la manière africaine, avec nos sœurs. J’ai fait cette expérience de dépaysement, premiers pas hésitants sur une terre inconnue pour une danse sans frontière, mon cœur bondissant de Joie comme un tam-tam !"

«Le moment le plus intense pour moi fut l’arrivée solennelle et royale de l’Évangile avec le Tam-tam parleur, jusqu’à l’ambon, puis l’alléluia jailli du profond des cœurs et dansé qui laissait éclater la joie. Oui ! Amen ! Le Roi va parler ! ... Il me semble que la liturgie africaine est une liturgie mystique de communion. Elle nous met en communion avec Dieu, Trine et Un et en communion les uns avec les autres. C’est une profonde expérience de joie, parce qu’une profonde expérience de Dieu»."

 

 

Témoignages de sœurs d'Afrique qui ont vécu avec nous cette année :

"Mon passage dans ce monastère restera marqué dans mon cœur toute ma vie ; un passage inoubliable.  Nous nous sommes vite retrouvées en sœurs." sœur Claire-François, Mbuji-Mayi

Mot d'accueil  pour la soirée Afrique du 13 juillet 2012 :

gestuelle

"Frères et sœurs d'Afrique et vous tous qui êtes africains par le cœur et l'âme, nous vous saluons.  Grande est la joie qui nous anime, nous les sœurs clarisses, de vous voir si nombreux à avoir répondu à notre invitation. Que notre salut rejoigne chacun, chacune d'entre vous au cœur de son existence ; qu'il soit pour les uns comme un vaste champ de maïs ou de riz que le vent ballotte doucement, pour d'autres, comme la tranquillité des grands fleuves et rivières, qu'il soit apaisant comme les grands arbres des forêts et enfin qu'il soit chaud comme le sable au désert. Soyez les bienvenus en notre maison, en votre maison. En effet lorsque vous avez franchi le seuil de cette maison, vous êtes chez vous. Demeurez-y en paix et revenez quand vous le voulez. Vous êtes chez vous dans la maison de saint François et de sainte Claire. L'événement qui nous rassemble est la présence de six sœurs Africaines. Cette année 2012 est le 8ème  centenaire de la fondation de l'Ordre de sainte Claire, la 2ème branche de la grande famille franciscaine. Il y a 800 ans que Claire a rejoint St François d'Assise et ses frères pour vivre l'idéal évangélique en étant des artisans de paix au cœur d'un monde en conflit.  C'est dans ce cadre que nous nous trouvons ici aujourd'hui avec vous. Après avoir participé à une formation à nos sources à Assise, lieu de nos origines, il était important de venir à la maison "chez maman", celle qui nous a donné la vie en Afrique, avant de repartir."sœur François-Sylvie d'Abidjan

"Dans l’azur lumineux de Cormontreuil, le rythme de l’Afrique, la vie fraternelle, les cris de joie, les rencontres ont embelli le quotidien, ont ensemencé des fruits d’amour et de paix, ont recréé l’amitié et ont allumé le Feu Pascal de Joie, d’Unité, de Bénédiction." Sœur Anne-François, Abidjan

"Une "halte" à Cormontreuil ! Je dirai plutôt qu'il fait beau et bon de vivre chez "la grand-mère" ! Ce petit tour à Cormontreuil m'a fait énormément de bien. J'ai découvert plein de choses sur notre vie de Sœurs Pauvres, une découverte que je ne finirai pas de découvrir sans cesse au fil des jours. Certains questionnements qui étaient enfouis en moi ont trouvé des réponses. Bref, je suis très contente de découvrir que ce qui se vit à Lomé, d'autres le vivent ailleurs et surtout que celles qui ont pris le risque de nous apporter cette Bonne Nouvelle de Claire et François, en vivent et en témoignent. Que de choses vécues!  Que de découvertes faites au fil des jours!  Des moments riches d'échanges et de partages fraternels ont jalonné tout au long  notre séjour à Cormontreuil." sœur Myriam, Lomé