Margaret SINCLAIR

Connaissez-vous … Margaret Sinclair ?margaret sinclair


Une jeune Ecossaise devenue clarisse au monastère de Notting Hill, à l’ouest de Londres
(1900- 1925)

 

Margaret Sinclair est née le 29 Mars 1900 à Édimbourg, en Ecosse, où elle a grandi dans un faubourg populaire près de l’église St Patrick. Ses parents étaient profondément croyants. margaret sinclair father and sisterSon père, Andrew Sinclair, était balayeur de rue-éboueur et avait appris à lire et écrire tout seul, ne pouvant aller à l’école. Sa mère, Elizabeth Kelly, mère au foyer, éduquait les six enfants. C'était une famille où l'on s'entendait bien et où l'on s'aimait beaucoup.

Margaret était coquette et élégante, aimait le sport, la danse, la beauté de la création. En famille, le soir,  les parents n'hésitaient pas à pousser les meubles pour danser et chanter avec les enfants.  

En août 1914, (Margaret a 14 ans) elle commence à travailler en tant qu'apprentie polisseuse, pour aider sa famille. Pendant ce temps son père, puis son frère aîné John sont mobilisés par la guerre. Tout le monde apprécie sa conscience professionnelle, mais aussi son sourire et son silence : Marguerite priait en travaillant. Elle fut membre engagée du syndicat de son métier. Elle connut aussi une période de chômage et de petits boulots après la guerre pendant la « Grande Recession ».
margaret sitting
Sa jeune sœur Isabelle, Bella, dont elle était très proche, décida d’entrer chez les Petite Sœur des Pauvres, son frère Andrew choisit d’émigrer au Canada, et Margaret, qui voulait devenir clarisse, dût quitter l’Ecosse, sa culture et sa famille, et partir à Londres : à  23 ans, le 21 juillet 1923, elle entre chez les Clarisses Colletines de Notting Hill. Elle y deviendra « sœur externe », c’est-à-dire chargée de faire les courses, l'accueil des visiteurs et les tournées de quête. C’est là que, le 11 février 1924, elle reçoit l'habit et le nom de Sœur Marie-François des Cinq Plaies.

Le 14 Février 1925, elle fait sa profession temporaire, au cours d’une cérémonie où une autre sœur externe, sœur Mary Pacifica, reçoit l’habit. Toute la famille Sinclair, y compris Bella, novice chez les Petites Soeurs des Pauvres, était venue pour sa vêture. Mais cette fois la famille ne peut plus se déplacer car son père est mort en décembre, renversé par un tram, et sa mère restée seule avec les deux plus jeunes, est en difficulté.

Suite à des maux de gorge, en mars 1925, elle consulte le docteur qui diagnostique une tuberculose, probablement contactée au cours des tournées de quête. Le 9 avril 1925, deux sœurs l’accompagnent chez les sœurs de St Vincent de Paul à Warley, dans l'Essex, pour se soigner et se reposer. margaret on death bed small
Elle ne se plaint jamais de ses souffrances, sourit toujours, prie Jésus et rayonne, malgré sa grande faiblesse, les douleurs constantes et la tristesse d’être séparée de sa communauté qu’elle aime. Son sourire marque tous ceux qui l’approchent. Et c’est encore avec le sourire aux lèvres qu’elle s’endort dans la mort, le 24 Novembre 1925.

Le 22 Décembre 1927, sa cause de Béatification fut ouverte et le 6 Février 1978 le pape Paul VI l'a déclarée Vénérable, reconnaissant qu'elle avait pratiqué les vertus à un degré héroïque.

Des paroles de notre sœur Margaret :
« Si je ne disais la prière : Jésus doux et humble de cœur, ma nature se révolterait bien souvent. »
« Quelle bonté de la part de Notre Seigneur de se rendre présent pour nous, petits riens. Quand on a pris l'habitude de communier chaque jour, on ne peut plus s'en passer. »
« Prie le Saint Esprit de te donner la sagesse. »
Après avoir dansé avec sa famille, elle prenait le temps de prier avant de s'endormir : « Je me suis bien amusée, il faut maintenant donner sa part à Dieu. »
« Force-toi à sourire, malgré tes impressions ; tu ne sais jamais qui peut être dans la peine, et un sourire, jeté aux autres en passant, peut illuminer leur vie et leur donner du cœur. »

A l’hôpital : « Notre Seigneur est toujours avec moi. Lorsque je fis mes vœux, une foule de gens et de choses se présentèrent à mon esprit, et il me demanda si je préférais ceci ou cela ou si je préférais rester seule avec Lui. Et je ne voulais que Lui.  Avant mes vœux, je n'étais point malade, ce ne fut qu'après. Jésus me montra qu'il  m'envoyait une maladie le matin où j'ai craché le sang. »
Elle avoua peu avant sa mort ne pas pouvoir faire les prières imposées par la Règle car le Seigneur se rendait si présent à son âme qu'elle ne pouvait plus parler.
En novembre 1925, elle dit à son confesseur venu lui rendre visite à Warley : « Je suis très heureuse. Il est toujours avec moi. J'aimerais tant pouvoir retourner au couvent, j'aimerais tant que plus de jeunes filles aient la vocation religieuse………. Je veux voir Jésus. »

tombe margaret