Bienvenue chez les clarisses !

Une soeur salueBienvenue à toi pour ce temps de partage de notre vie !

 

Nous sommes une communauté d'une vingtaine de femmes âgées de 40 ans à 92 ans, dont la joie est d'être rassemblées ensemble dans la simplicité et la fraternité.

Chacune a fait l'expérience de la rencontre de Jésus Christ et a voulu le suivre dans une vie de louange et de prière pour les hommes et les femmes de ce temps.

La communauté est heureuse de t'accueillir, seul ou en groupe. Il t'est possible de venir parler avec une soeur, de passer une ou plusieurs journées de retraite, de participer aux temps de prière, à une cérémonie, à une session... Ou simplement entrer pour quelques minutes de silence et de recueillement à la chapelle (toujours ouverte).

 

 

La prière

La prière, préférence pour Jésus Christ : «l’Esprit souffle où il veut»

Le silence auquel nous invitent Claire et François est  un silence qui nous ouvre au dialogue avec Celui qui est présent au fond de notre cœur et qui murmure sa Parole. Ce Silence nous ouvre aussi à la communion avec le monde, avec nos sœurs, en qui nous écoutons Celui qui est présent et agissant.

 

La chapelle : Le sanctuaire est le lieu où la communauté se rassemble pour célébrer l’office et l’Eucharistie, autour de l’Autel et de la Parole. C’est un espace qui, une fois l’office commencé, est particulièrement habité par la présence du Christ : «Quand 2 ou 3 sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux.»Grande ouverte, notre chapelle l’est de 6 h 30 à 21 h 00 à vous qui désirez une halte dans la journée, pause silencieuse, courte ou prolongée. Vous pouvez aussi vous joindre à la prière chantée par la communauté cinq fois par jour, ou simplement ... écouter.

 

La prière liturgique :

«La liturgie s’emploie du matin au soir à soutenir notre marche en déployant pour nous la richesse des promesses de Dieu, contenues dans sa Parole vivante : «Choisis la vie». «Choisis la bénédiction». «Ecoute». «Aime». Nous ne sommes pas seules dans ce combat d’ouverture à un Amour plus grand, plus large, Celui de Jésus. Nous bénéficions de l’intercession de tout le peuple de Dieu».

«Chaque moment de la journée voit revenir les soeurs à la chapelle, avec ceux qui se joignent à nous pour un temps de prière ensemble, orienté vers les demandes, les merci, les joies, les peines, en lien avec toute l’actualité, toutes les intentions confiées.

C’est aussi un temps où nous permettons à la voix de Dieu de se faire entendre à notre cœur, notre vie. Cela se prolonge ensuite dans la prière personnelle et tout au long du jour au milieu des activités manuelles.»

«Il y a six milliards de cris possibles dans ces 150 poèmes que sont les psaumes, autant que d’habitants sur la terre et c’est là quelque chose de mystérieux puisque ces paroles tout en exprimant ce qu’il y a de plus personnel, de plus intime en moi, disent aussi la foi de tout un peuple …, celle du peuple hébreu tout d’abord, puis celle de nos Eglises chrétiennes. Clarisse, je chante quotidiennement les psaumes avec mes sœurs. Parfois mon cœur s’accorde avec ce que célèbrent ceux du jour, parfois non ! Vais-je me taire pour cela ? Sûrement pas, car je vais alors rejoindre encore plus tous ceux dont le cri est différent du mien. Mieux ! Je vais prier pour (dans les deux sens du mot) ceux qui ne savent pas prier, qui ne peuvent plus, qui ne veulent plus. Chaque vie est unique devant Dieu et nous saurons un jour combien nous nous sommes portés mutuellement au-delà des limites géographiques.

Y a-t-il un «mode d’emploi» clarisse pour les psaumes ? Je ne le crois pas. Comme toutes les autres moniales, nous les chantons à tous les offices, et les versets continuent de nous habiter à toute heure du jour ... et même de la nuit parfois. C’est qu’ils sont la respiration de notre être profond. Ils sont nourriture, torrent de gratuité, chemin d’émerveillement, larmes de désarroi. Pourtant, nous avons une particularité dans la famille franciscaine, celle que nous appelons : psaumes de St François, c’est à dire 15 psaumes que St François a rebâtis pour son usage, fidèle en cela à une coutume de son époque. Il y a réuni des versets choisis parmi ceux qui, pour lui, exprimaient le mieux les sentiments de Jésus pendant sa vie et sa passion, et y a intégré l’évangile : «car un enfant nous est donné. Il est né pour nous, pèlerin sur la route» (ps 15 de St François vt7).

Pourquoi ne pas en faire autant ? Recueillir le précieux héritage du psautier et le faire nôtre en butinant parmi ce qui parle à notre cœur profond. Et puis ? Faire son miel : «Quelle est douce à mon palais ta promesse. Le miel a moins de saveur dans ma bouche» (psaume 118, verset 103).

 

La louange : 

«Seigneur ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange» (psaume 60)

C’est par ce verset de psaume que commence chacune de nos journées, par cette prière d’invocation, quand la communauté se retrouve réunie à la chapelle pour se tourner ensemble vers le Seigneur. Il est important pour moi d’ouvrir la journée par la louange, la reconnaissance de l’amour de Dieu pour nous. Louer Dieu pour ce qu’Il est, pour son œuvre d’amour dans ma vie.

Une louange jaillissante de la reconnaissance de me savoir fille bien-aimée du Père, un Père de tendresse, de miséricorde, révélé par Jésus qui, sous l’inspiration de l’Esprit exulte de joie et dit : «Je te bénis Père, d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révélé aux tout petits». Une louange qui jaillit dans la prière et l’adoration à travers l’épreuve et le combat de chaque jour, sachant que Jésus me précède, sur le chemin de vie, de joie. Une louange qui jaillit devant la beauté de la création, un beau paysage, une fleur, un oiseau qui vole au couchant du soleil, une icône ... tout ce qui est beau me conduit à Dieu. Une louange qui jaillit à travers des signes d’espérance, des gestes de paix, de réconciliation.

«Chantez à Dieu de tout votre cœur, avec reconnaissance, par des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés et quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, rendant grâce par Lui à Dieu le Père» (Col 3,16).»

 

L’adoration : 

«Adorer en esprit et en vérité » ... Etre là devant Dieu, décentrée de moi-même car «Dieu est et cela suffit» (St François). 

Dans l’adoration l’homme se trouve si petit et si grand. Si petit devant la sainteté de Dieu, devant sa grandeur, devant sa faiblesse. Dieu si grand : «Tu es grand, Tu es fort, Tu es roi tout puissant» Et Dieu si petit : couché dans une crèche. Et l’homme se trouve grand (psaume 8 ) : «Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils de l’homme que tu en prennes soucis».

«Adorer en esprit et en vérité». Etre dans la vérité de son humanité. «Tel est l’homme devant Dieu, tel il est en vérité» (St François) Oui, venir à l’adoration les mains vides, contempler sa grandeur, se laisser irradier de sa lumière jusque dans les plus petits coins de notre être, là où se tient niché notre orgueil, notre désir de paraître, d’être plus, là où Dieu n’a plus toute la place : «pose ton esprit devant le miroir de l’éternité, pose ton âme dans la splendeur de la gloire, pose ton cœur sur l’effigie de la divine substance, et transforme-toi tout entière par la contemplation à l’image de sa divinité» (Ste Claire)

et encore : «regarde-le, médite-le, contemple-le et n’ai d’autre désir que de l’imiter» (Ste Claire)

Dans l’adoration Dieu offre tout ce qu’il est, et l’homme comme un mendiant recueille tout ce qui lui est offert : «mon Dieu et mon tout»  (St François) Adorer : consentir à la magnificence de Dieu et consentir à ma pauvreté.

«Adorer en esprit et en vérité». Avec toute mon humanité qui ressemble avec quelques nuances à l’humanité de tant d’hommes et de femmes à travers le monde. Je ne viens pas seule à l’adoration. Les cris, les peines, les joies qui m’habitent, sont autant les cris, les peines, les joies de mes frères, de mes sœurs en humanité. «Adorer le Seigneur éblouissant de sainteté» et dans le silence de sa présence mon cœur s’apaise, l’humanité s’apaise.

«Adorer en esprit et en vérité». Dans la pureté du cœur : «le cœur pur, purifié de tout attachement de l’âme et du cœur, ne cesse jamais d’adorer ... le Seigneur Dieu vivant et vrai.» (St François).

Adorer en esprit et en vérité demande l’intention du désir, la recherche du visage de l’Unique, nous entraîne au détachement, nous appelle à nous désencombrer de tout ce qui obscurcit la lumière et à nous laisser purifier par elle. Avoir un désir vrai, un vrai désir de le rencontrer, de se laisser séduire par son immense amour à l’égard de tous les hommes et pour chacun en particulier, pour moi comme étant unique à ses yeux, à son cœur : « je t’aime d’un amour d’éternité.» Alors monte au cœur une louange : «Tu es saint, tu es beauté, tu es douceur, tu es notre espérance ...» (St François) Ou avec Ste Claire : «Il est la splendeur de la gloire éternelle, l’éclat de la lumière sans fin et le miroir sans tache».

 

Le combat spirituel :

De quoi s'agit-il ? De retrouver au fond de nous la beauté et la jeunesse de Dieu. Imaginez votre cœur comme un terrain de foot ... Deux buts opposés : la vie et la non-vie ; l'équipe des "vertus" affronte celle des "passions", et si l'arbitre (*) veut que la Vie gagne, il veillera, fidèle au poste et ne comptera que ce qui mène vers une réelle croissance en humanité. On peut parier, alors, que l'Esprit de Dieu a trouvé place en nous et qu'il portera des fruits. Ces fruits de l'Esprit sont au nombre de 9 : amour, paix, joie, patience, bonté, bienveillance, douceur, maîtrise de soi, foi ... (*Nous l'appelons : "discernement".) Dans le match, il y a du renfort : Jésus prend l'initiative et nous envoie sa "grâce", c'est à dire son secours gratuit. Il faut de l'énergie pour trouver le meilleur de moi-même : Dieu qui m'attend au fond de moi. Je dois creuser et décaper avec patience. La vertu, c'est la force qui me fait chercher et dégager ce trésor : l'image de Dieu en moi. Pratiquer les vertus, c'est développer ses muscles spirituels et commencer une marche des libertés ! Des triplées qui orientent vers Dieu : les vertus théologales ! Elles portent de jolis prénoms : Foi, Espérance, Charité ... Elles viennent de Dieu, m'orientent vers lui, et me font vivre de sa vie.

 

L’oraison :

L’oraison est rendez-vous avec le Seigneur, temps de rencontre intime, temps offert gratuitement pour remettre toute ma vie à sa lumière, le laisser faire son œuvre en moi et façonner mon être profond.

Claire me dit : «Pose ton esprit ... pose ton âme ... pose ton cœur ... et transforme-toi toute entière par la contemplation dans l’image de sa divinité.» (3ème lettre de Claire à Agnès de Prague). Il s’agit simplement, doucement, de dé-poser en Dieu tout ce qui me préoccupe, me travaille, toute cette vie qui m’habite, de poser ou re-poser en lui tout mon être pour le laisser me recréer à neuf par son Amour et le souffle de son Esprit. L’écriture méditée devient Parole de Dieu, Dieu qui me parle, me dit qui Il est et qui je suis profondément ; sous son regard de Père plein d’Amour et de tendresse, je deviens son enfant, à son image. Jésus contemplé à travers l’Evangile me dit le chemin et la vérité de la vie et de la joie. «Regarde, médite, contemple, désirant l’imiter ...» me dit Claire (2ème lettre à Agnès). Parfois une vive lumière illumine le cœur et l’esprit ; d’autres fois le cœur et l’esprit tâtonnent, comme dans le brouillard, ou envahis de bruits, se mettant difficilement au diapason de Dieu. L’essentiel est dans le désir et l’ouverture, chaque jour renouvelés, comptant sur la fidélité de Dieu. C’est parfois de manière inattendue, bien après l’oraison, que l’on en cueille des fruits de bonté et de paix.»

 

La gestuelle, prière gestuée :

«Face à mon Dieu je sens mon corps impatient de le célébrer de toutes les manières possibles : «Tu m’as donné un corps ... alors j’ai dit me voici » (Hé 10,5). 

Comme j’imagine bien notre grande sœur Claire d’Assise célébrer son Seigneur par la danse, elle qui aimait parler d’élan et de course légère en évoquant le cheminement vers Dieu. Et François qui s’emparait de deux morceaux de bois pour jouer d’une viole imaginaire.. ! Je me souviens de cette sœur découvrant pour la première fois la gestuelle d’une très belle hymne de l’Avent et me disant combien cela avait été un temps fort de prière.             

«Voici le temps du long désir ... Où l’homme apprend son indigence»

A l’opposé du registre de l’exultation, les gestes extrêmement lents et sobres expriment de façon saisissante l’attente de tout notre être habité par le désir. C’est vraiment la fragilité humaine tendue vers l’Emmanuel.

D’après St Augustin, chanter c’est prier deux fois. Et bien, gestuer une hymne ou la regarder, c’est ajouter une troisième dimension à la prière en permettant à nos corps de se joindre au concert intérieur au lieu d’en être comme parfois le perturbateur. Alors ? Qu’avec tout l’élan de notre amour nous réapprenions «à aimer, honorer, servir, louer et bénir, glorifier et célébrer, magnifier et remercier le Très Haut souverain Dieu éternel» avec tout ce que nous sommes y compris frère âne dégagé de ses pesanteurs.»

 «Les gestes à la chapelle : Toutes nos attitudes communautaires et personnelles favorisent la rencontre du Seigneur. Celui qui est là, Il nous attend.

Quand nous entrons à la chapelle, notre marche signifie de suite si nous sommes déjà intériorisées ou bien si le travail que nous venons de quitter nous habite encore, si nous finissons d'ajuster nos vêtements, si nous arrivons à grandes enjambées, si nous sommes préoccupées par autre chose ou si nous allons joyeusement au rendez-vous du Seigneur, "quelle joie quand on m'a dit, allons à la maison du Seigneur" (Ps 121). Le fait d'en parler entre nous stimule notre attention.

Nous nous sommes aussi ré-interpellées sur les inclinations, les positions des mains (levées, tendues, ouvertes) si ces mouvements du corps ne sont que des habitudes ou pour faire comme tout le monde, c'est déjà ça! mais le sens réel, c'est l'accueil de la Parole de Dieu que nous écoutons, de la bénédiction que nous recevons, c'est la louange, l'action de grâce que nous manifestons ou le don de notre vie au Père.

Toutes ces attitudes disent notre engagement envers Celui qui est là au milieu de nous, et aussi envers la communauté avec laquelle nous vivons, ainsi qu'envers tous les baptisés et toute l'humanité avec qui nous sommes en communion. Le corps parle par lui-même. St François dit plusieurs fois à la fin des psaumes "Offrez vos corps et portez sa sainte croix". En marche, assises, debout, nous sommes là pour le Seigneur. »

«Le juste, comme un palmier» : C’est le verset 13 du psaume 91, c’est le titre et le sens de l’une des premières danses d’Israël apprises avec notre frère Michel Laloux, franciscain. C’est le début d’une belle aventure, d’une profonde expérience spirituelle, communautaire et fraternelle. Expérience pour la communauté, mais aussi pour frère Michel !

Sœur Marie Bénédicte : C’est l’expérience, toujours unique, de la rencontre : rencontre de la communauté avec la danse d’Israël à partir des psaumes ou d’autres textes bibliques. Nous entrons dans la prière de l’homme biblique en «entrant dans la danse», et en nous laissant faire par elle, nous laissant toucher au cœur et au corps de la prière, par la danse. Expérience très active : apprendre les pas de la danse, les mémoriser, sur le bon rythme, et toutes ensemble, un vrai travail, et une sacrée patience pour notre frère ! Expérience passive puisqu’il s’agit aussi «d’être apprise» par la danse, par le rythme, par le sens de chaque geste ... Comme la prière : nous la faisons, et elle nous fait !

Frère Michel : Expérience de la transmission : par l’apprentissage des danses à une communauté, à mes sœurs, je vis le partage de la prière, et une transmission dans la simplicité fraternelle, le sérieux et l’exigence, la joie et le rire. Je suis aussi témoin des transformations (ou transfigurations ?) qui s’opèrent : en s’appropriant la danse, le groupe approfondit sa manière de faire corps, de vivre ensemble, et la danse elle-même devient nouvelle, par l’interprétation de la communauté.

Sœur Marie Bénédicte : Oui, la danse nous donne de vivre une expérience fraternelle forte car elle est un des lieux où se construit le corps communautaire. Apprendre ensemble les danses nous permet de vivre, sur le mode joyeux, une forme d’obéissance où se vit quelque chose de la vérité de notre relation à l’autre. D’autre part, nous intégrons ce nouveau langage comme une expression de la fête dans notre communauté. Il n’est pas rare qu’un repas de grande fête ou d’accueil d’une sœur de passage s’achève par quelques danses d’Israël ! Les danses portent aussi notre prière, et nous essayons de les intégrer dans la liturgie. Ainsi, pour deux danses déjà, une sœur a composé un texte sur la musique, en consonance avec le chant original hébreu : une paraphrase du psaume 54, et un lucernaire pour les vigiles du dimanche.

Frère Michel : J’ai été très touché par cette intégration, où la danse d’Israël est profondément transformée de l’intérieur par la communauté qui se l’approprie en créant de nouvelles paroles, en assurant la mise en œuvre (chant et instruments). Vraiment accueillie dans la particularité de la communauté, par les sœurs qui la composent aujourd’hui, elle devient universelle dans le dépassement de la propre culture qui la fait naître.

Sœur Marie Bénédicte : Depuis longtemps la communauté s’exprime dans la liturgie par le « corporel » : de nombreux psaumes ou chants sont portés et priés avec une gestuelle, prière de toute la communauté par le geste de quelques-unes. La danse d’Israël est un peu différente dans son exigence : la nécessaire soumission à un rythme précis, qui touche aussi à l’obéissance. On ne peut pas tricher avec un rythme auquel tout le groupe est soumis ! Respect du rythme, et de l’autre, pas de place pour la ou les volontés propres, sortie de soi qui nous purifie de nous-mêmes !

Frère Michel : Par cet aspect, et beaucoup d’autres, la danse d’Israël est un beau symbole de la vie spirituelle… et de la vie religieuse ! Dans l’apprentissage, il faut accepter de ne pas tout savoir tout de suite et de se tromper, consentir au temps nécessaire, et à l’erreur qui permet d’aller plus loin, sans se raidir ni se décourager. D’autre part, la danse, comme la vie spirituelle, engage la dimension corporelle, qui ne ment pas, et nous révèle notre vérité, personnelle et communautaire. Enfin, la danse d’Israël, et c’est une de ses vertus, nous situe avec justesse dans la verticalité et l’enracinement qui fondent toute humanité. Tenir l’exigence d’aller jusqu’au bout de chaque geste, de son intention et de son expressivité, cela engage notre liberté, celle de répondre de la vie et du bonheur d’exister. C’est un grand cadeau qui nous est fait !

 

Le silence :

Le silence auquel nous invitent Claire et François est  un silence qui nous ouvre au dialogue avec Celui qui est présent au fond de notre cœur et qui murmure sa Parole. Ce Silence nous ouvre aussi à la communion avec le monde, avec nos sœurs, en qui nous écoutons Celui qui est présent et agissant.

 

La lecture spirituelle : C’est un temps que nous prenons chaque jour. Nous avons besoin de témoins, de maîtres, de guides, d’enseignants, il nous faut nous donner à nous-mêmes, à notre cœur, à notre volonté, notre intelligence, notre affectivité, l’élan nécessaire pour poursuivre la route. Les auteurs spirituels, la «lectio divina» réorientent notre être, alimentent notre amour, dynamisent notre générosité.

 

Le grand silence : Comme son nom l’indique, c’est un temps de «grand» silence le soir après la prière des Complies. Ce temps est spécialement consacré à la prière, à la relecture de la journée, à la méditation de la Parole de Dieu (spécialement celle que l’Eglise propose à notre prière du lendemain).

FAQ - WHY ?

  • Que faites-vous comme travail ?

    Coupe des hostiesNotre principal travail rémunéré est la fabrication des hosties pour le culte. Nous confectionnons aussi des ornements liturgiques.( Pour en savoir plus, consultez la page "Travail et solidarité" dans le menu "c'est quoi notre vie" ).

    Pour mettre en valeur les dons de chacune, nous réalisons  des petits objets : chapelet, cartes, bougies... qui expriment notre créativité. smiley

  • Avez-vous le droit d'avoir un portable ?

    Accueil au téléphoneNous n'avons pas de téléphone portable. Pour accueillir dans un climat de prière et d'intériorité toutes les nouvelles confiées, nous avons fait le choix d'avoir un seul téléphone fixe pour toute la communauté. A tour de rôle, une sœur accueille les personnes qui téléphonent ou qui viennent à la porte. laugh

  • Faut-il être chrétien pour venir faire une retraite ?

    banc sous un arbreHabituellement, si l'on désire venir à une retraite c'est pour passer du temps avec le Seigneur, mieux le connaître, nourrir sa relation au Christ, ce qui présuppose de l'avoir rencontré. Néanmoins une personne en recherche de silence, d'intériorité, de "Quelqu'un" peut venir: la porte est ouverte bien sûr et…peut-être fera-t-elle l'expérience de Dieu? Et …Alléluia !

  • Est-on obligé d'aller aux offices quand on vient chez vous ?

    temps de prière à la chapelleL'office: un trésor à partager. Ce n'est pas obligé mais quel dommage de venir au monastère sans goûter au moins un temps de prière ensemble! C'est passer à côté de l'Essentiel de notre vie, un peu comme si vous passiez une journée avec un ami sans partager le repas. Ceci dit, il n'y a personne pour pointer smiley…!

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A retenir

  • Info 1
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  • Info 3

Cercle de silence sur Reims  :

Tous les derniers mardis de chaque mois, un cercle de silence a lieu de 18h30 à 19h30 place d'Erlon près de la fontaine de la solidarité. Ce cercle est organisé par plusieurs personnes et/ou associations de défense des migrants. Il veut dénoncer la situation vécue dans les centres de rétentions. Plusieurs membres des fraternités séculières de Reims et des environs y participent. Notre communauté, au même moment, s'y associe par la prière.

Prochaines dates :  mardi 31 octobre et mardi 28 novembre 2017.

Journée diocésaine franciscaine :

Venez vivre au monastère le dimanche 12 novembre 2017, une journée pour découvrir la famille franciscaine et échanger avec ses membres.

Le thème sera : " Comment vivre à la franciscaine en 2017 ? ".

Programme : Accueil à 9h15 suivi par une intervention à 9h45 du frère Henri LAUDRIN sur le thème.
Messe à 11h15 présidée par Monseigneur Bruno FEILLET suivi d'un repas partagé (tiré du sac).
à 15h reprise avec un carrefour et débat sur l'intervention du frère Henri puis envoi et prière des vêpres à 17h30.

frere Henri Laudrin


 

Réveillon du 31 décembre 2017 :

La famille franciscaine propose un repas convivial à l'hôtellerie, ouvert à toute personne isolée, suivi de la veillée de prière pour la paix à 23h à la chapelle avec la communauté.
Contact auprès de Monique FERMIER au 06.71.72.19.46

 ou par courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.